Hélène Gerster

Bio / CIPM

Hélène, Gabrielle, Yolande, Emmanuelle Gerster est née le 12 avril 1974 (prononcez septante-quatre, merci !) en Helvétie. Elle a fait les Beaux-arts de Genève, à moins que ce soit les Beaux-arts qui l’aient faite. Elle vit à Genève mais aussi à Vevey et Riga. Elle a vécu à Amsterdam, Tajimi, Erasbach et même à Paris.

Elle adore voter, c’est pour cette raison qu’elle est franco-suisse. Mais elle ne sait pas si elle préfère un pays où l’on vote sans cesse, mais on n’en parle que très peu ; ou un pays, où l’on vote très peu mais on n’a de cesse d’en parler. Durant trente ans, son grand-père a méticuleusement noirci des agendas notant jour après jour le temps qu’il faisait. En 2004, deux de ses textes ont été édités dont un chez des éditeurs bordelais ; depuis, des contributions dans des revues, des lectures et des livres en attente. D’après son horoscope (elle est bélier ascendante gémeaux), 2007 sera faste ou ne sera pas. Elle entretient des correspondances avec des inconnus. Membre de Tissu (Tissu est une association d’artistes : Carla Demierre, Hélène Gerster, Fabienne Radi animées par le désir d’en découdre, entre le texte et l’image, par le biais de parution papier périodique. Tissu est plutôt pour les écrivains qui visualisent et les plasticiens qui textualisent ; Tissu est une revue, une micro-édition et une association du même nom), elle brode avec ses textes et ceux des autres. Et comme elle a peur de s’ennuyer : elle enseigne, expose, intervient dans l’espace public, fait du vélo… Depuis peu, elle flirte dans le Grand Nord. Elle est gauchère, à défaut d’être gauche, et deux doigts dyslexique. Elle préfère parler l’allemand qu’anglais et elle a survécu à sept ans de latin. Elle découvre souvent des produits périmés dans son frigidaire. Il y a quinze ans, elle pensait devenir verrière ou bijoutière ; parcourait, non sans maux, la Corse à vélo ; obtenait son permis de conduire du premier coup ; skiait sur les pistes enneigées des Alpes ; n’avait pas encore son bac ; et passait quelques heures à Marseille, elle n’y est jamais revenue depuis.

Cette biographie a été écrite pour le CIPM (centre international de la poésie de Marseille), avril 2007.